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LA DYNAMIQUE DU CHAOS INTERNATIONAL - Episode 2: Le sursis tarifaire

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 Donald Trump nous a offert un sursis de 3 mois avant de nous imposer des droits de Douane prohibitifs, et les négociations entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux vont pouvoir commencer. 

Quels sont à ce stade les scenarios probables, et quels sont les principaux facteurs d'incertitude?


 

Notre seule certitude à ce stade, c'est que la concurrence débridée va mettre à mal tous les mécanismes de coopération internationale et empêcher l'humanité de réduire les inégalités et de trouver le chemin d'une croissance durable.

Du côté des scenarios plausibles, le plus probable est le développement progressif d'une bronca aux Etats Unis, lorsque les consommateurs vont subir les effets de la guerre tarifaire avec la Chine,  que les chômeurs commenceront à s'impatienter de ne pas voir fleurir les offres d'emploi promises, et que ménages et entreprises vont commencer à s'inquiéter de l'instabilité des marchés et de la hausse probable des taux d'intérêt.

Le bras de fer entre les Etats-Unis et la Chine n'en est qu'à ses débuts, mais ni Trump ni Xi Jinping n'ont intérêt à s'acharner dans une guerre commerciale violente, alors qu'ils sont économiquement dépendants l'un de l'autre, et qu'ils peuvent prolonger leur guerre froide et se partager le monde.

En Europe, le ralentissement de la croissance et la montée des incertitudes commencent déjà à faire sentir leurs effets sur les embauches et sur les investissements. Mais la principale inconnue va être la capacité d'un noyau dur de leaders de l'Union  Européenne  à profiter de ce nouveau "Défi Américain" et de cette trêve pour commencer à bâtir, en bonne intelligence avec le Royaume Uni, des projets communs - et pas seulement dans le domaine de la défense.  Le fiasco de l'aide à l'Ukraine n'est pas un signal encourageant...

LA DYNAMIQUE DU CHAOS INTERNATIONAL- Episode 1: vents de panique

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 Depuis ma formation à l'INSEE et à la faculté des sciences jusqu'à la création d'Inergens en passant par mon immersion dans la Sloan School du MIT, j'ai toujours été passionné par la compréhension de la dynamique des systèmes complexes.

J'ai malheureusement l'impression que cette compréhension manque totalement à quelques apprentis sorciers qui gouvernent le monde, à commencer par le président Donald Trump  

J'aimerais donc contribuer à travers les réseaux sociaux à ouvrir les yeux de mes lecteurs sur la dynamique du chaos qui nous attend. Mais comme  j'ai appris à être modeste sur mes capacités de prévision, je distillerai  mes commentaires au fil des évènements.

S'agissant de ce premier épisode du chaos généré par la guerre commerciale déclenchée par Trump, c'est l'explosion des incertitudes qui me frappe.

  


 

A quoi faut-il s'attendre?

 -Effondrement des Bourses? Inflation aux Etats-Unis? Chômage en Europe? Escalade USA-Chine? 

- Explosion des taux d'intérêt? Spéculation sur les cryptomonnaies? Exode des pauvres?

- Paralysie des investissements? Grand remplacement des sous-traitants? Ruine des BRICS?...

à suivre...

 

 

L' ADN DES EQUIPES PERFORMANTES: (3) L' ATTRACTIVITE

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 Ce qui n'a pas changé depuis l'invention du concept de "management", c'est que la pérennité des performances d'une équipe dépend surtout de sa capacité à attirer et à retenir des hommes et des femmes de talent.

J'ai d'ailleurs consacré mon premier livre, "Manager Humaniste", à illustrer comment et pourquoi une approche humaniste du management, basée sur la confiance, était compatible avec la recherche des performances

 J'ai la conviction que malgré la prolifération des intelligences artificielles et compte tenu du développement de l'entrepreneuriat et des mobilités professionnelles,  le principal déterminant d'une réussite à long terme continuera à résider dans la capacité des managers à développer le capital humain de leurs équipes et à cultiver leur attractivité:

  • en  cultivant un climat de confiance
  • en s'investissant dans le développement des talents de leurs équipiers
  • et en veillant à l'équité des processus de management

Cultiver la confiance est un pari gagnant pour développer et préserver le capital humain de votre équipe.

La confiance est le liant indispensable qui permet aux équipiers de collaborer entre eux et avec leurs interlocuteurs externes; c'est le meilleur remède au stress; et c'est un des atouts majeurs qui permet à un manager d'attirer et de retenir des talents.

C'est le fruit d'une approche systématique qui combine trois facteurs:

  • faire confiance à ses équipiers, en prenant des risques maîtrisés dans la délégation de responsabilités
  • communiquer en confiance, en pratiquant la sincérité et en s'abstenant de divulguer des propos confidentiels
  • et inspirer confiance, en faisant accepter et pratiquer par les membres de l'équipe des règles de fonctionnement sans ambiguïté
     

 Vous avez comme manager un rôle primordial à jouer dans le développement des talents de vos équipiers.

Trop de managers se contentent pour développer leurs collaborateurs de leur financer des programmes de formation.

La formation est bien entendu une composante importante du développement professionnel, et je suis toujours reconnaissant à l'Administration de m'avoir permis de participer au Sloan Fellows Program du MIT.

Mais le développement passe d'abord par l'enchainement des expériences, les feedbacks reçus et les conseils donnés par le manager, les collègues, ou des coachs externes. C'est l'attention portée à cette dimension qui permet à des cabinets de conseil comme McKinsey d'attirer l'élite des étudiants malgré les exigences du métier. 

Pour que vos équipiers développent leurs talents, vous devrez devrez naturellement leur consacrer du temps, mais aussi résister à la tentation d'imposer vos solutions et prendre le risque de friser leurs limites de compétence .

La dimension la plus complexe de la fidélisation des talents est de vous assurer de l'équité des processus de management.

Un manager a peu de chances de retenir des équipiers talentueux si ses collaborateurs ne sont pas convaincus d'être traités équitablement (par rapport à leurs collègues ou à leurs homologues externes) dans les processus de management qui les concernent.

C'est notamment les cas du processus de détermination des rémunérations et de son articulation avec le processus d'évaluation des performances. Mais sont aussi concernés les processus de répartition des rôles, de distribution des ressources, de gestion des horaires et des congés, de pilotage des promotions, etc... 

Nombre de mes lecteurs penseront sans soute, à juste titre, qu'ils ont une influence limitée sur l'équité des processus de management qui affectent leur équipe, puisque la structuration de ces processus dépend de la Direction Générale de leur entreprise (avec l'implication éventuelle de services fonctionnels) et ne change pas facilement.

Il n'est en effet pas évident d'avoir une équipe performante dans une organisation qui ne l'est pas. Mais exploiter ses degrés de liberté et influencer son équipe élargie (hiérarchie, coéquipiers, correspondants fonctionnels) font partie de la fonction de management.

En tout cas les managers dirigeants ne peuvent pas générer de performances durables dans leur organisation sans assumer leur responsabilité systémique. Et les managers de tout niveau peuvent au moins donner à leurs équipiers l'opportunité de comprendre le déroulement et les motivations des décisions qui les concernent et la possibilité d'exprimer une opinion.

La dérive que j'ai constatée le plus souvent, c'est le déni de responsabilité ("Ah, ces brutes de la DRH"); mais j'ai aussi croisé des managers activistes, qui tentaient de fidéliser leurs collaborateurs en plaidant leur cause sans retenue auprès des instances de décision.

Si vous voulez tester l'attractivité de votre équipe, vous pourrez amorcer votre réflexion en vos posant ces trois questions:

  • trouvez-vous facilement des candidats pour faire des remplacements ou rejoindre votre équipe?
  • vos équipiers reçoivent-ils un feedback régulier sur leurs contributions aux projets de l'équipe?
  •  vos équipiers ont-ils reçu des explications sur l'évolution de leur  rémunération ?

































Que retenez-vous de mes articles sur l'ADN des équipes performantes? Seriez-vous prêt(e) à participer à une enquête qui vous permettrait d'évaluer les capacités de votre équipe à générer des performances durables? Votre feedback sera le bienvenu.

L' ADN DES EQUIPES PERFORMANTES:(2) L' AGILITE

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 Investir dans des métiers porteurs et exceller en efficacité opérationnelle pouvait suffire quand j'ai démarré ma vie professionnelle dans les années 70 pour entretenir des performances durables. J'ai fourbi mes armes de prévisionniste à l'INSEE, et j'ai consacré la majeure partie des mes missions chez McKinsey ou chez Capgemini a l'efficacité opérationnelle.

Mais nous sommes entrés depuis le début du XXIème siècle, avec le développement de l'instantanéité des communications et la prolifération des réactions en chaine, dans une ère d'incertitude. La plupart des organisations sont confrontées aujourd'hui à des environnements fluctuants et de moins en moins prévisibles. Pour préserver ses performances et progresser à moyen terme, votre équipe a besoin, quel qu'en soit le métier et le niveau, de développer son agilité. Elle doit être capable:

  • de détecter les risques à gérer et les opportunités à saisir
  • de concentrer son énergie sur des projets à impact
  • et de se remettre en question pour innover

C'est dans une entreprise (ou un organisme public) une responsabilité majeure des dirigeants que de rester connectés avec les acteurs de leur écosystème et de détecter l'émergence d'un risque à gérer ou d'une opportunité à saisir: c'est à ce prix qu'ils peuvent éviter à leur organisation de traverser des crises et de passer à côté de nouvelles opportunités. 

Ils doivent pour ce faire résister à l'illusion de certitude que confère l'expérience et qu'accentue le vieillissement.

Et les managers de terrain ou intermédiaires ainsi que leurs collaborateurs sont en première ligne pour observer des altérations de la chaîne de valeur ou des changements de comportement, détecter des tendances, et les signaler. 

Ils contribuent ainsi à faciliter l'adaptation de leur organisation et ils évitent de mauvaises surprises à leur propre équipe.

Mais se mettre à l'affut des risques et des opportunités ne doit pas dégénérer dans une agitation frénétique dispersant les énergies des équipes et les détournant de l'efficacité opérationnelle : c'est en adoptant la discipline du leadership en mode projet, auquel j'ai consacré mon livre 3-2-1leaders, que vous pourrez, quelle que soit votre fonction managériale, mobiliser et investir à bon escient les énergies de votre équipe.

L'essentiel est :

  • de veiller à sélectionner en fonction des enjeux auxquels vous êtes confronté  un ou des projets compatibles avec la raison d'être de votre équipe et avec les valeurs que vous entendez promouvoir- vos équipiers ont besoin de cohérence et de stabilité
  •  et d'associer à votre projet une ambition de résultat mesurable, étayée par une répartition claire des responsabilités, et déclinée en objectifs et en jalons de réalisation vérifiables

L'accélération des transformations sociétales et des innovations technologiques va obliger la quasi totalité des équipes à développer une  capacité permanente d'innovation pour préserver ou améliorer leurs performances.

Ainsi, les intelligences artificielles vont faire irruption dans tous les métiers et toutes les fonctions.

Que vous soyez responsable d'un comité de direction, d'une équipe commerciale, d'un site de production, ou d'un service comptable, l'IA va bouleverser le potentiel d'amélioration des performances de votre équipe et vous obliger à remettre à plat son organisation.

Vous aurez besoin de vous appuyer sur certains équipiers férus de nouvelles technologies, de vous familiariser avec leurs usages, d'imaginer leurs utilisations dans votre contexte, et de préparer tous vos équipiers aux changement qui en résulteront.

Votre équipe est-elle capable d'agilité? 

Voici trois questions à méditer pour commencer votre réflexion:

  • faites vous périodiquement le point avec votre équipe sur l'évolution des enjeux à traiter et des objectifs prioritaires?
  •  vos équipiers investissent-ils la majeure partie de leur énergie au service de projets communs?`
  • vos équipiers sont-ils ouverts à des changements radicaux pour tirer parti des opportunités d'innovation?

Si vous êtes curieux d'approfondir cette réflexion et de la compléter en abordant le thème de l'attractivité de votre équipe, je vous invite à rester connecté sur mon blog 3-2-1leaders.



 


 

L' ADN DES EQUIPES PERFORMANTES: (1) L' EFFICACITE

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Toutes mes expériences et mes observations confirment que le premier attribut d'une équipe capable de performances durables est l'efficacité opérationnelle.

Cet article propose donc à mes lecteurs une grille de lecture de l'efficacité de leurs équipes et un test rapide (acid test) pour l'évaluer.

Ma principale conviction est qu'une équipe efficace doit répondre aux attentes des parties prenantes:

  • toutes les équipes interagissent avec une variété de parties prenantes (stakeholders), par exemple le boss de leur manager, les clients directs ou indirects de leur production ou de leurs prestations, les fournisseurs ou partenaires, internes ou externes à leur organisation, dont elles dépendent... 
  • chacun des interlocuteurs de l'équipe aborde ses interactions avec des critères d'appréciation de la performance de l'équipe - qualité des produits ou prestations, coût, délais...- et des attentes, fonctions de la réputation de l'équipe, de l'image de l'entreprise dont elle fait partie et des objectifs annoncés ou des engagements pris par le manager...
  • les attentes évoluent au fil des interactions en fonction des expériences, car les contraintes et les aléas ne permettent pas toujours de les satisfaire - l'essentiel est que la majeure partie de ces expériences satisfasse les attentes des interlocuteurs concernés.

C'est précisément parce que, particulièrement dans des environnements de plus en plus aléatoires, il est quasiment impossible de satisfaire à 100% les attentes de toutes les parties prenantes que les membres de l'équipe doivent compenser ces imperfections en manifestant leur bonne volonté et leur attention aux besoins de leurs clients ou partenaires:

  • rien n'est plus frustrant pour un interlocuteur déçu que d'avoir affaire à un équipier fuyant ses responsabilités ou avare d'explications et de propositions de solutions...
  • a contrario, vous garderez une meilleure impression de votre expérience si vous êtes accueilli par un équipier à l'écoute de vos besoins et qui manifeste sa bonne volonté pour  vous donner des explications et vous aider à trouver une solution adaptée à votre problème...
  • il faut pour cela que la distribution des rôles, les modes de partage des informations, et la culture de collaboration vous facilitent l'accès à un interlocuteur compétent et motivé.

Mais l'efficacité durable passe aussi par une approche sobre de l'utilisation des ressources qui permet de préserver ou d'améliorer la productivité:  

  • toutes les organisations ont besoin de respecter des budgets et de profiter de l'expérience acquise pour tirer meilleur parti de leurs ressources...
  • responsabiliser ses équipiers pour économiser le temps qu'ils consacrent aux activités non essentielles ou pour gérer les ressources qu'ils utilisent en "bon  père de famille" permet de promouvoir une culture de l'efficience et de limiter les "coups de rabot" et les restructurations.

Pour évaluer la capacité de votre équipe a être efficace dans la durée, voici trois bonnes questions à vous poser:

  • Etes-vous pleinement satisfait de la qualité du fonctionnement de votre équipe?
  • Les clients et les partenaires de votre équipe expriment-ils leur satisfaction du traitement de leurs demandes?
  • Vos équipiers font-ils des efforts pour tirer le meilleur parti de leur temps et des ressources mises à leur disposition? 







 Ce sera un bon début pour amorcer une réflexion sur la capacité de votre équipe à délivrer des performances durables. A poursuivre en lisant mon prochain article sur l'agilité.                                                                                                                                    

 

 

 


 

L' ADN DES EQUIPES PERFORMANTES

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Comment s'assurer qu'une équipe est capable de performances durables?

J'ai eu, comme manager et comme consultant, l'opportunité de me faire une opinion depuis plusieurs dizaines d'années. Et j'ai depuis la création d'Inergens il y a dix ans accès aux données collectées par notre plateforme sur les pratiques managériales de plus d'un millier de managers et sur les performances de leurs équipes.


 

J'en ai conclu que les équipes performantes dans la durée étaient caractérisées par leur maîtrise collective des 3 dimensions de la tonicité managériale©: l'efficacité opérationnelle, l'agilité, et le développement du capital humain.

Et mon passé de statisticien m'a donné envie de construire un test facilement utilisable par les managers pour évaluer les capacités de leurs équipes

Le test comporte trois questions sur l'efficacité opérationnelle, pour vérifier si les attentes des parties prenantes sont satisfaites, si l'équipe est attentive aux besoins de ses clients et partenaires, et si elle est productive.

L'agilité s'apprécie à travers la conscience collective des risques et des opportunités, la concentration des énergies sur des projets à impact, et l'ouverture à l'innovation.

La capacité de développement du capital humain se mesure par l'attractivité de l'équipe, résultante du niveau de confiance relationnelle, de la proactivité dans le développement des talents, et de l'équité des processus.

Le prochain article donnera à mes lecteurs l'opportunité de tester en 3 questions la maîtrise de l'efficacité opérationnelle au sein de leurs équipes 👌

Parier sur l'humanisme pour le choix de nos élus

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 Dans la foulée du post que j'ai publié sur Linkedin pour m'insurger contre l'ambiance des élections législatives, "où sont passé les humanistes", je ressens le besoin après une nuit de veille de partager avec les lecteurs de mon blog ma conviction que ces élections de mi-mandat ne sont pas encore perdues pour les centristes. 

Certes, les dérives technocratiques du Président Macron l'ont rendu détestable pour beaucoup d'électeurs.

Je l'avais d'ailleurs mis en garde en lui envoyant une série de "lettres ouvertes" pendant la crise des gilets jaunes.

Mais je suis convaincu que les électeurs ne sont pas condamnés à choisir entre le dirigisme aveugle de l'alliance populiste et le tohu-bohu du Nouveau Front Populaire.

J'ai d'ailleurs appris, après avoir débuté ma carrière à l'INSEE, à relativiser la fiabilité des sondages dans des périodes de rupture. Je me souviens encore d'un déjeuner avec l'un des plus proches collaborateurs du Président Giscard d'Estaing, entre les deux tours de l'élection qui a conduit François Mitterand au pouvoir: il était sincèrement persuadé au vu des derniers sondages que Giscard était quasiment certain de l'emporter. 

Nous ne devons donc pas prendre les résultats bi-polaires que nous annoncent les sondages dont nous disposons actuellement pour argent comptant, d'autant qu'ils occultent la différence fondamentale entre élections présidentielles, élections Européennes, et élection locale des représentants nationaux.

Je me souviens aussi  de la devise que Bertrand Collomb m'a écrite dans la préface de la première édition de "Manager Humaniste": "Une approche humaniste favorise l'expression des meilleures qualités de chacun, et c'est aussi celle qui assurera à l'entreprise la performance et la réussite à long terme. "

Pourquoi n'en irait-il pas de même pour la gouvernance de nos institutions démocratiques?

J'espère que les électeurs se lasseront des coups fourrés, des combats de coq et de l'intolérance, qu'ils se souviendront de la sagesse de nos grandes figures humanistes, de Rabelais ou Montaigne à Delors ou Camus, en passant par Montesquieu, Voltaire ou Rousseau, et qu'ils privilégieront des candidats respectueux de la diversité des opinions et ouverts au dialogue pour résoudre rationnellement nos problèmes collectifs.


LA TONICITE MANAGERIALE® AU COEUR DES REUSSITES DURABLES

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Certaines équipes parviennent à afficher systématiquement de meilleures performances que leurs homologues au sein de la même entreprise ou d’entreprises comparables.

Certaines entreprises font partie durant des décennies du podium de la croissance rentable dans leur secteur. Elles fidélisent leurs clients, elles attirent les talents, et elles séduisent les investisseurs. Elles parviennent, mieux que leurs concurrentes, à surmonter les crises et à s’adapter aux aléas de l’environnement.

C’est le cas de bon nombre d’entreprises familiales, comme le Groupe Atlantic, qui a débuté comme fabricant vendéen de radiateurs électriques, et qui s’est imposé en quelques décennies comme un leader Européen des équipements de confort thermique.

 

Quelle est la recette de ces réussites ?

Elle tient selon nos observations a l’optimisation du partage des énergies entre le pilotage des performances opérationnelles, le développement de l’agilité stratégique, et l’investissement dans le capital humain.

 


 

·      Le pilotage des performances opérationnelles est matière d’efficacité à court terme: il faut que les délais de réponse ou de livraison soient tenus, que les normes de qualité soient au rendez-vous, et que les objectifs budgétaires soient respectés malgré les aléas. C’est un incontournable pour les équipes ou les entreprises qui visent des performances durables et qui doivent tenir leur réputation. Mais il ne doit pas occulter les enjeux de performance à moyen et long terme et monopoliser l’attention des managers.

 

 

·      Le développement de l’agilité stratégique est à moyen terme la clé de voute de la durabilité des performances dans des environnements incertains. Ce n’est pas l’apanage des conseils d’administration ou des CoDir, mais plutôt la résultante de compétences à développer chez les managers de tous niveaux : la compréhension des besoins des clients (externes ou internes), l’attention aux signaux faibles, l’ouverture aux nouvelles technologies et aux innovations managériales.

 

·      Le capital humain est l’ADN des équipes et des entreprises ; c’est à long terme leur meilleur investissement.
Les leaders de l’industrie comme ceux des sociétés de service savent entretenir les compétences clés, développer de nouvelles compétences, s’ouvrir à de nouveaux profils, attirer les meilleurs candidats, et retenir les talents.


L'équation de l'Amitié

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Mettre l’amitié en équation? Un challenge tentant pour les amateurs d'oxymores.
Matheux égaré dans l’économie et les sciences humaines, je me suis toujours passionné pour la modélisation des comportements, et je ne peux pas résister à cette tentation.
 
 

 

 

La bonne surprise, c'est que c'est possible en combinant la théorie de la confiance et la socio-dynamique.

L’un des souvenirs les plus marquants de ma carrière de consultant a été la découverte de l’équation de la confiance : la confiance est le produit de l’intimité avec nos interlocuteurs par le respect qu’ils nous inspirent, divisé par le risque que nous estimons prendre en faisant le pari de leur faire confiance.

 

                                      

                             

 

C’est un bon outil pour tester la validité des paris que nous faisons dans nos prises de décision.

Et l’équipe MyDev l’a utilement complété par un outil d’analyse de la dynamique de création ou de destruction de la confiance au sein des équipes

Mais je me suis aperçu au fil des années que les relations de confiance pouvaient être précaires et ne pas résister à l'épreuve du temps si elles ne se transformaient pas en relations d’amitié

 

Alors, quel est le secret des relations d’amitié ? Comment les mettre en équation ? Je réfléchis depuis quelques temps à une formule inspirée de l'équation de la confiance :

  • Le dénominateur commun entre les deux équations, ce serait l’intimité : impossible de devenir amis sans bien se connaître, et difficile de le rester en se perdant de vue.
  • Le multiplicateur positif, ce serait plutôt comme le décriraient les experts de la socio-dynamique, le niveau des synergies (goûts partagés, valeurs communes, convergence des intérêts, complémentarité des talents, volonté d'entraide, complicités mémorables, plaisir d’être ensemble...)
  • Et le diviseur serait à rechercher dans la combinaison des facteurs d’antagonisme (goûts ou valeurs incompatibles, intérêts divergents, conflits de croyances et d'opinions, séquelles d'expériences négatives ..) 

                     

                              

 

 

Cette équation de l'amitié serait, j'en suis convaincu, un guide de réflexion utile pour faire périodiquement un état des lieux de ses relations amicales actives ou dormantes et pour évaluer le potentiel de nouvelles relations.

 

Mais, pour en tirer les conclusions et développer effectivement son réseau d'amis, il y a une condition préalable : décider combien d'énergie nous pouvons et nous voulons dédier à cultiver ce réseau.

C'est là que le bât a blessé pour beaucoup de mes contemporains surinvestis, comme moi, dans leur vie professionnelle, J’espère que l'évolution des mœurs et de notre organisation sociale donnera aux prochaines générations de plus en plus d'opportunités de pratiquer l'amitié.


Réussir la transition vers une organisation hybride

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 J'ai eu le privilège de contribuer à l'excellent article que Muriel Jasor a publié le 9 septembre dans sa rubrique leadership-management des Echos, sur les problèmes posés à beaucoup de managers par la mise en place d'organisations "hybrides", combinant des interactions présentielles et des interactions à distance avec tout ou partie de leurs équipiers.

L'article de Muriel décrit en quoi la mise en place d'organisations hybrides est une opportunité pour les managers de prendre du recul, de réfléchir au contenu du travail de leurs équipiers, et de consacrer une plus grande part de leur énergie au développement de leur bien-être, de leur engagement, et de leurs compétences.

 Mais cette réorientation doit s'appuyer, comme je l'ai expliqué dans la conclusion de l'article, des fondamentaux solides "Pour être efficace, l'organisation hybride doit s'établir sur un socle de valeurs et de principes de gestion cohérents avec sa raison d'être, connus et respectés par toute la ligne hiérarchique". La cohérence avec la raison d'être mérite d'être soulignée: comment pourrait-on, à titre d'illustration, imaginer que l'Opéra de Paris, Total, Carrefour, Rostchild, et Airbus aient besoin de privilégier les mêmes valeurs et les mêmes principes pour mener à bien leurs missions respectives?

Et la transition doit être menée, comme je l'ai souligné, par des managers capables, dans l'exercice de leur leadership, de gérer cette transition managériale, autrement dit:

- de faire confiance à leurs collaborateurs en mettant en place de bonnes pratiques de délégation de pouvoir, assorties d'un "droit à l'erreur" pour favoriser les initiatives et la créativité, et d'un processus de "retours d'expérience" pour apprendre de ces erreurs

- de repenser les processus de collaboration pour "prendre en compte la diversité des parties prenantes" dans les processus de management et de leur situation en termes de lieux de travail 

- de compenser la perte d'opportunités de regroupement physique sur un lieu de travail partagé par l'instauration de rituels "d'échange et de célébration autour de la progression d'un projet porteur de sens"

L'outil indispensable pour sécuriser la mise en oeuvre de cette transition, c'est un baromètre d'ambiance comme le 360°confiance de MyDev, qui permet au manager d'identifier en quoi les pratiques de communication, les modes de valorisation des compétences, et les règles de jeu du contrat relationnel contribuent à renforcer ou à dégrader le climat de confiance au sein de son équipe.

Les lecteurs intéressés pourront lire ci après, avec la permission des Echos, l'intégralité de l'article de Muriel Jasor, que je remercie de nous donner cette opportunité.




 

Etes-vous prêt pour le Leadership Hybride?

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 Parmi les nombreuses publications relatives à l'impact du télétravail et à l'hybridation des modes de management, l'étude menée par l'Institut de recherche de Capgemini et publiée sous le titre The-Future-of-Work mérite d'être examinée, compte tenu de la taille (500 dirigeants) et de la diversité (une demi-douzaine de pays Européesn, les USA et l'Inde) de l'échantillon.

La principale conclusion est que les 2/3 des entreprises interrogées attribuent des gains de productivité au développement du télétravail, grâce aux économies de temps de déplacement, au gain de flexibilité dans la gestion des horaires, et à une plus grande concentration individuelle sur les tâches productives.

L'enquête met néanmoins en évidence de sérieux facteurs de dégradation, à moyen terme, de la productivité - cohabitation difficile avec les activités personnelles ou familiales, risque accru de burn-out, et affaiblissement - pour plus de la moitié des salariés concernés- de la qualité des connexions avec les clients et surtout avec les co-équipiers.

L'étude apporte également un éclairage intéressant sur les différences culturelles dans la recherche d'un équilibre entre faire confiance et garder le contrôle des activités des salariés en télétravail: les 2/3 des télétravailleurs Indiens ou Américains se sentent micro-managés, contre 36% des télétravailleurs Français...

Bref, un bilan mitigé qui conduit naturellement à l'expression d'une préférence pour une organisation du travail hybride et pour son corollaire, le Leadership Equitable


Best Buy - la suite: quête de sens au quotidien

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En lisant dans Les Echos du 5 juillet (lien article)ce nouvel article sur Hubert Joly, je me suis tout d’abord réjoui que les performances de Best Buy aient récompensé l’approche collaborative - le « fair process » - qu’il a choisie pour redresser et développer Best Buy, et dont nous avions parlé sur ce blog dans l’interview que j’ai publiée il y a plus d’un an.

Et j’ai constaté avec le plus grand plaisir qu’Hubert avait aussi décidé de pérenniser l’engagement de des collaborateurs de Best Buy en les aidant à donner du sens à leur vie proffessionelle. 

Le concept de "Purposeful leadership" cher à Peter Todd, le directeur général d'HEC Paris, dont Hubert se fait l'avocat et dont il contribue à financer l'enseignement m'a évidemment renvoyé à celui de"Inspiring leadership" que je défends dans mon livre.

Je suis convaincu que tout manager ou entrepreneur,voire tout salarié ou travailleur indépendant, peut trouver du plaisir dans son activité s’il (ou elle) a le sentiment de contribuer à un projet dont il comprend la vocation logique et dont l’ambition lui donne envie de se dépasser . C’est ce que Hubert a réussi à faire chez Best-Buy, en donnant confiance aux salariés dans leur capacité à faire aussi bien qu'Amazon en matière de prix et de logistique tout en valorisant leurs expertises pour conseiller les clients dans le choix des solutions .
C’est ce que les participants des programmes conçus et gérés par MyDev expérimentent en travaillant sur l'architecture - vocation et ambition- de projets adaptés à leur contexte et en la testant auprès de leurs pairs et de leurs équipes.

Hubert Joly évoque aussi dans l'article la nécessité de donner à chacun des acteurs l'opportunité au projet collectif dans des domaines qui répondent à ses aspirations personnelles. La question posée aux commerciaux de Best Buy par leurs managers, pendant les formations -"Dis-moi quel est ton rêve"- a fait écho à l'expérience de Jacques Lebeau dans la remise en mouvement des services du personnel du groupe La Poste.

Interview de Philippe Masson par Aude David

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[Interview] Emporter l'adhésion de ses équipes
Publié le 13/03/2017 par Aude David

Pour mobiliser ses équipes, il faut réunir plusieurs ingrédients, selon le dernier livre de Philippe Masson, 3-2-1 Leaders. Construire un projet porteur de sens, faire appel au collectif, développer l'autonomie des équipes... comment appliquer ces principes en tant que directeur commercial ?


Pour qu'une équipe adhère à un projet, vous dites que celui-ci doit être porteur de sens. Est-ce possible auprès de commerciaux ?

Selon moi, c'est tout à fait possible, j'ai accompagné plusieurs directeurs commerciaux sur leurs projets. Plusieurs opportunités naturelles peuvent être porteuses de sens pour une équipe commerciale : quand on lance un nouveau produit par exemple, c'est le moment de ne pas se contenter de calculer les bonus et les incentives possibles, mais de faire comprendre à ses équipes le sens de ce lancement, sa base économique, la valeur que la solution apporte au client. (...)


Lire la suite sur ACTIONCO


POURQUOI LES CHINOIS ONT-ILS LE TEMPS? - Deuxième partie -

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Pourquoi les Chinois ont-il le temps?


Morceaux choisis du livre de Christine Cayol ( Tallandier, avril 2017)



J'ai toujours été fasciné par le thème de notre relation au temps, et je suis convaincu que l'un des challenges clés du leadership dans un monde connecté et globalisé est d'en comprendre les enjeux - par exemple le juste milieu entre précipitation et procrastination, la préservation de moments de réflexion et/ou de déconnexion, ou la compréhension des différences culturelles. J'ai donc adoré la lecture estivale du livre de Christine Fayol sur les enseignements à tirer pour les occidentaux de l'approche du temps par les Chinois.


Nos visiteurs en trouveront quelques morceaux choisis dans une série de trois articles...


2) La deuxième partie du livre explique l'agilité des chinois dans leur approche du temps (" cette discrète sagesse du temps chinois"):

" Car le temps chinois ressemble à la peinture traditionnelle: il révèle un vide qui se remplit progressivement"
" Un rendez-vous dans trois semaines est une chose inconnue en chine"
" Ce dîner était un temps "yin", une première étape d'ensemencement: certaines graines germeront dans la terre humide, d'autres non."
" Or, un climat ne se décrète pas, il s'installe et se diffuse à mesure que le temps se déploie"
" Les Chinois, qui savent depuis des millénaires que l'art de maîtriser le temps fait les vainqueurs et les vaincus, se révèlent dans la vie quotidienne d'une extrême ponctualité."
" Se préparer évite d'avoir à courir"
" Voila ce que m'apprend la culture chinoise: savoir donner du temps, et pour cela apprendre à se libérer."


POURQUOI LES CHINOIS ONT-ILS LE TEMPS ? - Première partie -

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Pourquoi les Chinois ont-il le temps?

Morceaux choisis du livre de Christine Cayol ( Tallandier, avril 2017)


J'ai toujours été fasciné par le thème de notre relation au temps, et je suis convaincu que l'un des challenges clés du leadership dans un monde connecté et globalisé est d'en comprendre les enjeux - par exemple le juste milieu entre précipitation et procrastination, la préservation de moments de réflexion et/ou de déconnexion, ou la compréhension des différences culturelles. J'ai donc adoré la lecture estivale du livre de Christine Fayol sur les enseignements à tirer pour les occidentaux de l'approche du temps par les Chinois.

Nos visiteurs en trouveront quelques morceaux choisis dans une série de trois articles...






1) La première partie du livre décrit notre maladie du temps ("ce temps qui nous manque tant")

" Boulimie d'actions, addiction aux informations, obsession du multitâche et du retard permanent. Ce "toujours plus" de messages, d'alertes, d'information à traiter, à donner, renforce la perception d'un temps qui manque et qui jamais ne comble."
" La pensée unique d'un temps unique tue : nous avons tous les temps"
" Parce qu'aux dernières heures, lorsque le temps viendra effectivement à manquer, nous pleurerons notre manque de présence aux autres, rien d'autre"


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